Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 5, 8 octobre 2020, n° 17/19893
TCOM Paris 18 septembre 2017
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CA Paris
Infirmation partielle 8 octobre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Rupture brutale des relations commerciales

    La cour a constaté que la société Terex France n'a pas respecté le préavis de 9 mois qui aurait dû être observé, entraînant ainsi une responsabilité pour rupture brutale.

  • Rejeté
    Atteinte à l'image de la société

    La cour a estimé que la société A Z n'a pas produit d'éléments probants pour justifier son préjudice d'image.

  • Rejeté
    Perte de gains due à la rupture des relations

    La cour a jugé que la société A Z n'a pas prouvé la perte de gains alléguée, car elle n'a pas démontré que les appels d'offres remportés n'ont pas été suivis de contrats signés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Paris, dans son arrêt du 08 octobre 2020, a statué sur l'appel formé par la société A Z contre le jugement du tribunal de commerce de Paris du 18 septembre 2017. La société A Z, spécialisée dans la commercialisation et le service après-vente de matériels de levage et de construction, avait entretenu des relations commerciales avec Terex Cranes France (anciennement Terex France), fabricant de matériel pour bâtiments et travaux publics. Ces relations, formalisées par un contrat en 2008, se sont poursuivies au-delà de leur terme prévu.

La société A Z a assigné Terex France pour rupture brutale de leurs relations commerciales, réclamant réparation pour préjudices subis. En première instance, le tribunal a débouté la société A Z de toutes ses demandes et l'a condamnée à payer 10.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

En appel, la société A Z a demandé la confirmation du jugement en ce qu'il a reconnu l'application de la loi française et l'existence d'une relation commerciale établie, mais a sollicité l'infirmer en ce qu'il a refusé de reconnaître la rupture brutale et abusive des relations commerciales en 2012 et 2014, ainsi que pour le refus d'indemnisation des préjudices allégués.

La Cour d'appel a confirmé le jugement en ce qui concerne la rupture partielle en 2012, le gain manqué, la perte de chance et le préjudice d'image, mais l'a infirmé concernant la rupture totale des relations commerciales. La Cour a jugé que Terex France a rompu brutalement les relations commerciales établies sans respecter un préavis de 9 mois, et a condamné Terex France à verser à la société A Z une indemnité de 165.721,12 euros pour le préjudice financier résultant de cette rupture. Terex France a également été condamnée à payer 15.000 euros au titre des frais irrépétibles et aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 5, 8 oct. 2020, n° 17/19893
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 17/19893
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 18 septembre 2017, N° 2015032077
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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