Article 1744 du Code général des impôts, CGI.

Entrée en vigueur le 31 décembre 2023

Modifié par : LOI n°2023-1322 du 29 décembre 2023 - art. 113

I.-Est punie de trois ans d'emprisonnement et d'une amende de 250 000 € la mise à disposition, à titre gratuit ou onéreux, d'un ou de plusieurs moyens, services, actes ou instruments juridiques, fiscaux, comptables ou financiers ayant pour but de permettre à un ou plusieurs tiers de se soustraire frauduleusement à l'établissement ou au paiement total ou partiel des impôts mentionnés au présent code. Ces moyens, services, actes ou instruments consistent en :
1° L'ouverture de comptes ou la souscription de contrats auprès d'organismes établis à l'étranger ;
2° L'interposition de personnes physiques ou morales ou d'organismes, de fiducies ou d'institutions comparables établis à l'étranger ;
3° La fourniture d'une fausse identité ou de faux documents, au sens de l'article 441-1 du code pénal, ou de toute autre falsification ;
4° La mise à disposition ou la justification d'une domiciliation fiscale fictive ou artificielle à l'étranger ;
5° La réalisation de toute autre manœuvre destinée à égarer l'administration.
Les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 500 000 € d'amende lorsque la mise à disposition mentionnée au premier alinéa du présent I est commise en utilisant un service de communication au public en ligne.
II.-Les articles L. 227 à L. 233 du livre des procédures fiscales ne sont pas applicables.
III.-Les personnes physiques coupables des infractions définies au I du présent article encourent également les peines complémentaires prévues aux articles 1741 et 1750.
IV.-Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal, des infractions définies au I du présent article encourent, outre l'amende régie par les articles 131-37 et 131-38 du code pénal, les peines prévues aux 1° à 6°, 9° et 12° de l'article 131-39 du même code.
L'interdiction mentionnée au 2° du même article 131-39 porte sur l'activité dans l'exercice ou à l'occasion de laquelle l'infraction a été commise.

Entrée en vigueur le 31 décembre 2023

Commentaires40

1Fraude fiscale : éléments constitutifs et sanctions
cabinetaci.com · 15 août 2025

Émission de fausses factures Article : Article 441-1 du Code pénal (faux et usage de faux) et Article 1741 CGI Peine encourue : 3 ans d'emprisonnement (faux) + sanctions fiscales associées Jurisprudence : Cass. crim., 3 février 2016, n°14-87.423 – Factures fictives destinées à réduire artificiellement l'assiette imposable. 6. […] 14 janvier 2015, n°13-88.215 – Factures internes fictives entre sociétés liées pour réduire l'impôt dû. 12. […] Jurisprudence et références légales article 1741 du CGI, article 1743 du CGI, article 1744 du CGI, Code pénal article 121-3, arrêt Cass. crim. 7 mars 2018 n° 16-87.099, arrêt Cass. crim. 25 janvier 2017 n° 15-85.799, […]

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2Loi Narcotrafic : un renforcement des mesures en matière de criminalité organiséeAccès limité
Par pauline Dufourq, Avocat Et Pauline Boone, Élève-avocat, Soulez-larivière Avocats · Dalloz · 24 juin 2025

3Les infractions associées à la fraude fiscale
contentieux-fiscal-riviere-avocats.fr · 23 juin 2025

Deux infractions sont définies après les articles 1741 du CGI dans le prolongement de la fraude fiscale : Le délit comptable de l'article 1743 du CGI, La mise à disposition d'instruments facilitant la fraude fiscale à l'article 1744. […]

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Décision1

1Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 octobre 1975, 75-90.087, Publié au bulletinCassation

Encourt la cassation pour violation des articles L 411-11 du code du travail et 1744 du code général des impôts l'arrêt qui déboute des syndicats professionnels viti-vinicoles de l'action civile qu'ils ont exercée contre un viticulteur condamné pour infractions à la législation sur la détention et la circulation des sucres au motif que le préjudice allégué par ces syndicats et dont les juges n'ont pas dénié l'existence n'a pas été personnellement souffert par eux et n'est pas en relation directe avec les infractions retenues. Il appartenait aux juges de répondre aux chefs péremptoires des conclusions de ces syndicats qui faisaient état d'une atteinte portée par ces infractions aux intérêts collectifs des professions qu'ils représentent.

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Doctrine propose ici les documents parlementaires sur les articles modifiés par les lois à partir de la XVe législature (2017).